Sous la direction d’Isabelle Lehuu et textes de : Marise Bachand, Diane Bélanger, Rose-Marie Guzzo, Isabelle Lehuu et Catherine Pelchat.
Cahiers de l'IREF, collection Agora, no 2, 135 pages.
« Blanches et Noires examine l’histoire des Américaines au XIXe siècle dans la diversité des expériences individuelles et collectives, en explorant les histoires de femmes blanches et noires, jeunes et moins jeunes, mariées et célibataires, dans le Nord et le Sud des États-Unis. Écrire l’histoire des femmes au pluriel ne signifie plus la quête d’une sororité illusoire, mais bien la recherche des parcours singuliers et des moments de dialogue entre femmes de conditions sociales différentes.
Les études rassemblées ici mettent en lumière tant la parole des femmes que le discours sur les femmes, les représentations et les gestes du XIXe siècle dont les archives ont gardé des traces furtives et les mots qui disent la soumission des unes et la capacité d’agir des autres. Souvent silencieuses, dans l’ombre d’un mari, d’un père ou d’un maître, ces femmes du passé ont laissé des indices de leurs relations affectives, de leurs responsabilités familiales ou de leurs réseaux sociaux au détour d’un testament, d’une lettre personnelle ou d’un récit de voyage. Le portrait qui s’en dégage est celui de femmes ordinaires, dans l’espace domestique et dans la communauté rurale ou urbaine, de New York à Charleston et la Nouvelle-Orléans, au cours de ce XIXe siècle qui constitue une période charnière dans l’histoire des Américaines avec des mouvements de réformes sociales et de nouvelles aspirations pour toutes les femmes.
Cet ouvrage collectif se situe à la croisée de l’histoire des femmes et de l’histoire du genre en étudiant aussi bien l’expérience des femmes du passé que la construction historique du genre qui a encadré et influencé cette expérience au quotidien. Cependant, le concept de genre qui est utilisé dans cette analyse est constamment en interaction avec les concepts de classe et de race, afin de documenter les tensions entre femmes de diverses origines, ainsi que les épisodes de solidarité féminine. »
Sous la direction d’Isabelle Lehuu et textes de : Marise Bachand, Diane Bélanger, Rose-Marie Guzzo, Isabelle Lehuu et Catherine Pelchat.
Cahiers de l'IREF, collection Agora, no 2, 135 pages.
« Blanches et Noires examine l’histoire des Américaines au XIXe siècle dans la diversité des expériences individuelles et collectives, en explorant les histoires de femmes blanches et noires, jeunes et moins jeunes, mariées et célibataires, dans le Nord et le Sud des États-Unis. Écrire l’histoire des femmes au pluriel ne signifie plus la quête d’une sororité illusoire, mais bien la recherche des parcours singuliers et des moments de dialogue entre femmes de conditions sociales différentes.
Les études rassemblées ici mettent en lumière tant la parole des femmes que le discours sur les femmes, les représentations et les gestes du XIXe siècle dont les archives ont gardé des traces furtives et les mots qui disent la soumission des unes et la capacité d’agir des autres. Souvent silencieuses, dans l’ombre d’un mari, d’un père ou d’un maître, ces femmes du passé ont laissé des indices de leurs relations affectives, de leurs responsabilités familiales ou de leurs réseaux sociaux au détour d’un testament, d’une lettre personnelle ou d’un récit de voyage. Le portrait qui s’en dégage est celui de femmes ordinaires, dans l’espace domestique et dans la communauté rurale ou urbaine, de New York à Charleston et la Nouvelle-Orléans, au cours de ce XIXe siècle qui constitue une période charnière dans l’histoire des Américaines avec des mouvements de réformes sociales et de nouvelles aspirations pour toutes les femmes.
Cet ouvrage collectif se situe à la croisée de l’histoire des femmes et de l’histoire du genre en étudiant aussi bien l’expérience des femmes du passé que la construction historique du genre qui a encadré et influencé cette expérience au quotidien. Cependant, le concept de genre qui est utilisé dans cette analyse est constamment en interaction avec les concepts de classe et de race, afin de documenter les tensions entre femmes de diverses origines, ainsi que les épisodes de solidarité féminine. »
Christine Corbeil, Francine Descarries, Geneviève Gariépy et Geneviève Guernier
Cahiers de l'IREF, collection Agora, no 1, 72 pages.
La recherche Connaître les parents-étudiants de l’UQAM. Réalités, besoins et ressources a été entreprise avec l’objectif de développer une meilleure connaissance de la population des parents-étudiants de l’UQAM et de soutenir l’élaboration de stratégies et de mesures institutionnelles susceptibles de faciliter la poursuite des études et de favoriser l’accès au diplôme universitaire. Si la question de l’articulation famille-travail occupe les esprits depuis plusieurs décennies, celle de l’articulation études-famille reste à ce jour peu documentée et les mesures mises à la disposition des parents-étudiants sont encore à l’état embryonnaire ou ponctuel.
Dans une première étape, ce projet a permis d’esquisser un portrait général de la situation des parents-étudiants au Québec et de faire l’inventaire des services offerts par les gouvernements et les universités. La seconde étape a été consacrée à la réalisation d’un sondage par questionnaire afin de connaître les réalités et les besoins des parents-étudiants à l’UQAM, sondage dont les résultats sont présentés et analysés dans les pages qui suivent. Trois questions ont encadré la démarche de recherche et constituent les grandes dimensions autour desquelles le questionnaire d’enquête a été construit : - Qui sont les parents-étudiants de l’UQAM et quelle est leur situation ? - Comment vivent-ils l’articulation études-famille ? - Quels sont leurs besoins et leurs ressources ?
De nombreux liens peuvent être établis entre la situation des parents-travailleurs et celle des parents-étudiants qui doivent souvent composer non seulement avec une vie personnelle, une famille et des études, mais aussi avec un emploi. La réflexion sur l’articulation études-famille vient donc s’ajouter à la réflexion globale sur les conditions à développer pour garantir une égalité de droits et de faits entre les hommes et les femmes, tant dans l’espace privé que dans l’espace public.
Gabrielle Trépanier-Jobin
Cahiers de l'IREF, collection Tremplin, no 1, 71 pages.
Devant la nécessité de penser la subjectivité féminine différemment, l’auteure explore un corpus de théories féministes provenant de divers courants de pensée, ainsi qu’un corpus de films réalisés par des femmes au Québec, afin d’y relever des représentations alternatives de la subjectivité féminine et d’étudier leur potentiel subversif. Puisqu’il semble profitable de valoriser les échanges entre les théoriciennes et les réalisatrices, cette étude propose une lecture croisée de ces deux corpus, pour vérifier si leurs idées respectives se recoupent, se complètent ou s’opposent.
Cette recherche examine plus précisément comment les figures de la femme hétérosexuelle, du couple mère-fille et de la déesse femme, mises de l’avant dans la théorie de Luce Irigaray et dans le film La turbulence des fluides de Manon Briand, compensent les oublis et les méprises de la psychanalyse freudienne, des religions occidentales et des cultures patriarcales. Elle observe la manière avec laquelle la figure de la lesbienne, développée dans la théorie de Monique Wittig et dans le filmRebelles de Léa Pool, remet en question l’hétéronormativité, révèle le caractère artificiel des catégories de sexe et libère la sexualité féminine de ses attaches hétérosexuelles. Elle examine en outre comment la figure du travesti/transsexuel, exposée dans la théorie de Judith Butler et dans le film Le sexe des étoiles de Paule Baillargeon, démontre la facticité des catégories « homme » et « femme », illustre le caractère performatif du genre et expose la rigidité des normes sociales. Elle étudie enfin comment le sujet nomade, mis de l’avant dans la théorie de Rosi Braidotti et dans le film Borderline de Lyne Charlebois, ébranle le mode de pensée dualiste, la métaphysique de la substance et le logocentrisme cartésien.
Les quatre analyses de film effectuées dans le cadre de cette recherche révèlent entre autres que ces formes alternatives de subjectivité féminine ne comportent pas, en soi, un pouvoir subversif. C’est plutôt la manière avec laquelle elles sont mises en scène, tantôt par des procédés de répétition et d’exagération, tantôt par des procédés de recontextualisation, d’inversion ou de suppression, qui leur confère le potentiel de perturber l’ordre établi.
Revue féministe étudiante FéminÉtudes, vol. 15, 2010
Le quinzième volume deFéminÉtudes, « Célébrations ! Agir et penser les féminismes » est un appel aux célébrations et aux réjouissances féministes.
Reconnaitre les célébrations lorsque l’on est féministe, c’est d’abord marcher sur un fil ténu. Le fil est mince entre ce que nous avons acquis et ce que nous pouvons perdre et il reste encore tellement de chemin à faire ! Mais à mesure que l’on souligne les raisons de célébrer : les rencontres, les échanges, les apprentissages, les défis, les découvertes, la joie qu’apporte le fait d’être féministe, de quoi perdre le fil ! On se rend compte que célébrer est une autre façon de reconnaître de ce que les féminismes rendent possible.
Les auteur.e.s qui ont répondu à l'appel ont bien compris la diversité que permettait le thème de la célébration. Vous serez surpris.e.s de constater la pluralité des perspectives présentées d'un article à l'autre. Du « Petit guide de confection d'une revue étudiante féministe » de Julie Depelteau et Stéphanie Mayer, aux textes « Hors cadre » de Caroline Jacquet et Mariève Maréchal, qui questionnent les postures et les structures, en passant par les changements organisationnels et structurels engendrés par les féminisme et expliqués par Vickie Leclerc, Guillaume Dagenais, Noée Murchison, Philippe Lapointe et Marie-Andrée Lefebvre, et finalement sur la manière dont les femmes ont investi les milieux artistiques, que nous expliquent Maude Lafleur, Gasser Kahlifa et Marie-Ève Perron, le spectre des féminismes éclaire plusieurs occasions de se réjouir devant les avancées que les féminismes ont permis pour toutes et tous.
Études réalisées par Marie-Pierre Boucher et Yanick Noiseux sous la direction de Dorval Brunelle, Francine Descarries et Lyne Kurtzman
dans le cadre de la recherche Les effets des accords de commerce et de la libéralisation des marchés sur les conditions de travail et de vie des femmes au Québec, 1989-2005
Cahiers de l'IREF, no 23
Plusieurs études ont mis en lumière les effets des accords de commerce et de la libéralisation des marchés des biens et des services sur les conditions de vie et de travail des femmes dans différentes régions du monde, mais ces recherches n’établissent pas clairement les liens entre les accords commerciaux de libre-échange, l’évolution du marché du travail et leurs impacts sur la division sexuelle du travail, ainsi que sur les conditions d’emploi des femmes. Ce que se proposent de faire les présentes études de cas, en examinant les changements dans le système d’emploi au Québec.
Partant de l’hypothèse que la libéralisation a des répercussions spécifiques sur les trajectoires professionnelles des femmes, l’objectif était de vérifier si les accords de libre-échange et les politiques de libéralisation des marchés entraînent une segmentation du système de l’emploi qui implique le maintien, voire le renforcement de la division sexuelle du travail. Pour le vérifier, nous avons examiné des secteurs où la main-d’œuvre féminine est importante ou sur-représentée et qui sont susceptibles de révéler des pratiques spécifiques de discrimination en fonction du sexe. Les études portent sur : 1) les travailleuses dans le secteur de la fabrication de vêtements; 2) l’usine de sandale Crocstm ; 3) les travailleuses de Wal-Mart; 4) les travailleuses dans le secteur des télécommunications; 5) les travailleuses dans le secteur financier; 6) les travailleuses dans les services de garde à la petite enfance; 7) les travailleuses dans les services d’aide à domicile; 8) les travailleurs migrants saisonniers et les aides familiales.
Au fil d’arrivée, les huit études de cas montrent clairement que les effets de la libéralisation et du néolibéralisme sont sexués. Elles mettent en évidence l’usage des dispositifs de la division sexuelle du travail et illustrent une re-hiérarchisation des rapports salariaux de sexe.
Anne Létourneau
Cahiers de l'IREF, no 22
Le livre des Juges est l’un des textes les plus violents de la Bible hébraïque. Les femmes y sont souvent victimes de la violence masculine. Pourtant, aux chapitres 4 et 5, deux femmes font figure d’exception dans l’imaginaire biblique patriarcal. En effet, Déborah et Yaël exercent toutes deux violence et pouvoir : l’une par son autorité plurielle auprès du peuple d’Israël et de son armée ; l’autre comme meurtrière de Sisera, le chef de l’armée cananéenne. Ce sont ces deux personnages, à la féminité atypique, qui se trouvent au centre de notre projet d’exégèse biblique féministe. Dans cette recherche, nous explorons de quelles manières les actes violents et les gestes de souveraineté de Déborah et de Yaël façonnent les représentations de leurs genres féminins respectifs. Entre normativité et subversion du genre, où situer la prophétesse de guerre et la meurtrière ?
Cette réflexion s’inscrit à la suite des travaux de Mieke Bal sur les rapports entre genre féminin et meurtre en Juges 4-5 et s’inspire de la théorie de la performativité du genre de Judith Butler. De nombreuses méthodes aussi bien diachroniques que synchroniques sont mises à profit afin d’explorer ces thématiques : critique textuelle, traductologie, philologie, analyse littéraire, critique des formes et narratologie.
Marie-Julie Garneau
Cahiers de l'IREF, no 21
Prenant le relais des formes écrites dites traditionnelles, les images cinématographiques et télévisuelles, issues de cette nouvelle ère des communications dans laquelle nous baignons depuis quelques décennies à peine, ont désormais une importance capitale. Puisque c’est bien souvent à travers ces médias de masse que l’on se forge une opinion et un point de vue sur le monde qui nous entoure, l’énorme pouvoir politique et économique lié à ceux qui contrôlent ce qui sera vu ou non sur nos écrans est aujourd’hui indéniable. Or, les femmes québécoises ont longtemps été exclues de la sphère publique, la place qui leur était réservée au sein de l’industrie audiovisuelle reflétant ce que l’on attendait d’elles dans la société traditionnelle en général, soit un rôle de soutien et d’assistance aux hommes, une place de second ordre. Et jusqu’à ce qu’elles parviennent à la réalisation, elles n’avaient aucune emprise sur les représentations féminines à l’écran.
Ainsi, les hommes cinéastes ont véhiculé à outrance les stéréotypes de la femme au foyer ou de la femme hypersexuée : des femmes passives, dépendantes et soumises au regard des hommes. L’arrivée des femmes aux commandes de la réalisation à la fin des années soixante, dans la foulée de la seconde vague féministe québécoise, leur a donc permis de revisiter l’univers que l’on dit propre aux femmes et de proposer de nouveaux modèles dans lesquels le public féminin était enfin en mesure de se reconnaître. Mais comme le système de production québécois est de nos jours basé sur une critériologie purement commerciale, le cinéma des femmes a connu un recul inquiétant ces dernières années; l’on peut aussi se surprendre de ce que les femmes réalisatrices, représentant pourtant plus de 50 % de la population, se fassent aujourd’hui si rares dans les postes créatifs de l’industrie québécoise.
Privées du pouvoir et des privilèges que confère l’accès aux médias cinématographique et télévisuel, les femmes se retrouvent minorisées et marginalisées au sein de ces industries développées, contrôlées et financées de tout temps par des hommes. Désormais, on tend à occulter l’apport culturel des femmes réalisatrices et à minimiser la pertinence de la vision des femmes, la diversité des points de vue étant pourtant nécessaire à toute société démocratique, particulièrement à la nôtre, qui se targue d’être un modèle de multiculturalisme.
Se pourrait-il que les industries cinématographique et télévisuelle québécoises privilégient un sexe plutôt que l’autre ? Se pourrait-il aussi que le manque de reconnaissance des compétences des femmes et des thématiques dites féminines soit à la base du mépris social dont elles sont victimes de la part des producteurs, des techniciens et des diffuseurs ? Est-ce que ce manque de reconnaissance pourrait expliquer pourquoi l’histoire de notre cinématographie nationale n’a pas jugé bon jusqu’ici de s’attarder au cinéma des femmes ?
C’est ce que cette recherche tentera de comprendre en mettant en lumière les enjeux importants liés au pouvoir de se raconter et à la place accordée aux minorités dans l’espace public, en l’occurrence les femmes québécoises.
Marie-Pierre Boucher
Cahiers de l'IREF, no 20
Réalisé dans le cadre de la recherche « Les effets des accords de commerce et de la libéralisation des marchés sur les conditions de travail et de vie des femmes au Québec, 1989-2005 », sous la direction de Dorval Brunelle, ce bilan critique présente l’impact de la libéralisation des marchés sur la division sexuelle du travail. Sa toile de fond n’est pas simplement la globalisation, puisqu’une attention particulière a été accordée aux inégalités de sexe, de classe et de développement susceptibles d’amplifier ces impacts. Concentré sur les écrits qui synthétisent les grands aspects de ces effets, ce bilan vise à répondre aux trois questions suivantes : la libéralisation utilise-t-elle de manière systémique les rouages de la division sexuelle du travail, les renouvelle-t-elle ou participe-t-elle du ralentissement du processus d’émancipation des femmes ? Ce document de recherche intègre des données actualisées sur la situation des femmes au Québec.
Sous la direction de Francine Descarries et Lyne Kurtzman
Cahiers de l'IREF, no 19
Pour certaines chercheures et militantes féministes proposer une réflexion en termes d’un Nous femmes n’a plus sa raison d’être. Le Nous femmesreprésenterait un relent d’un discours féministe d’une certaine époque qui posait, dans une relative unanimité, cette notion comme principe élémentaire de théorisation, de concertation et de mobilisation. Pour d’autres, le Nous femmes constitue le sujet même du féminisme au sens où il pose les femmes comme catégorie socialement déterminée par la division sexuelle du travail, d’où la reconnaissance d’une oppression qui leur est spécifique en tant que femmes.
Ce Cahier présente une pluralité de perspectives d’analyse représentées par des chercheures de générations différentes, et associées à différents courants de pensée qui cohabitent au sein du féminisme. Il fait suite à un colloque de l’IREF qui s’est tenu dans le cadre du Congrès de l’Acfas 2008 et qui avait été pensé comme une occasion de clarifier divers positionnements féministes théoriques et stratégiques et de mieux refléter leurs points de divergence, mais également de convergence dans l’interprétation du Nous femmes.
Faut-il réfuter le Nous femmes pour être féministe au XXIe siècle ? Des chercheures de disciplines différentes ainsi que le Collectif de recherche sur l’autonomie collective répondent à cette audacieuse, mais fondamentale question.
Andrea Martinez, sociologie, Institut d’études des femmes, Université d’Ottawa
Sandrine Ricci, communication, Alliance de recherche IREF/Relais-femmes, UQAM
Louise Langevin, droit, Chaire d’étude Claire-Bonenfant sur la condition des femmes, Université Laval
Alexandre Baril, philosophie, chargé de cours en études féministes, Université du Québec à Montréal
Line Chamberland, sexologie, Institut de recherches et d’études féministes, Université du Québec à Montréal
Elsa Galerand, sociologie, Université de Moncton
Micheline de Sève, science politique, Université du Québec à Montréal
Membres du Collectif de recherche sur l’autonomie collective : Ashley Fortier, Esther Guzman Martin, Anna Kruzynski, Jacinthe Leblanc, Leah Newbold et Magaly Pirotte
Revue féministe étudiante FéminÉtudes, vol. 14, 2009
Sommaire (PDF)
Depuis quelques décennies déjà, les études critiques de l'orientalisme, du post-colonialisme et du racisme prennent de l'ampleur dans divers départements, où les féminismes académiques sont intégrés, afin d'amener chacun.e à questionner la manière dont elles et ils construisent et maintiennent des divisions, des exclusions ainsi que des hiérarchies.
En raison du thème et des perspectives critiques retenus, nous avions deux objectifs pour ce 14e volume deFéminÉtudes. Premièrement, écouter les réflexions critiques des intellectuel.le.s et des militant.e.s marginalisé.e.s par les interventions et les théories féministes occidentalocentrées, dans le contexte québécois. Deuxièmement, laisser un espace pour que les étudiant.e.s, les femmes et les féministes majoritaires procèdent à une critique de leur rôle dans le maintien du racisme et d'ombre du colonialisme.
Anahi Morales Hudon
Cahiers de l'IREF, no 18
Prix du meilleur mémoire 2007
Concentration en études féministes
Penser la citoyenneté au-delà de ses formes restreintes et exclusives exige de reconfigurer celle-ci dans un horizon pluriel et inclusif. Les théories féministes égalitaristes et différentialistes ont rendu compte de l’étroitesse des conceptions classiques de la citoyenneté, tout comme de ses mécanismes d’exclusion. Ces théories se sont toutefois polarisées dans le débat égalité/différence, qui a limité l’articulation des différences avec la visée égalitariste de la citoyenneté. Cherchant à dépasser le dilemme entre universalisme et particularismes qui polarise les théories féministes de la citoyenneté, nous analysons les propositions conceptuelles qui visent une citoyenneté inclusive tout en conservant l’horizon d’égalité comme idéal politique. En ce sens, la citoyenneté est considérée comme paradoxale, car elle se situe continuellement dans les tensions entre identités de groupe et droits individuels. Une telle conception articule à la fois la reconnaissance des différences comme condition même de l’égalité formelle, et l’élimination de diverses formes d’oppression systémiques comme condition d’une égalité réelle. De plus, pour penser la question de l’inclusion réelle dans la citoyenneté, et donc le plein exercice de celle-ci, l’entrée du sujet dans le collectif est pensée à travers le concept d’individuation. Cette reconfiguration théorique de la citoyenneté sera analysée à la lumière des formes émergentes d’action politique que mettent de l’avant les femmes autochtones au Chiapas (Mexique). Cette mobilisation rend compte des nouvelles articulations entre enjeux identitaires et droits individuels dans l’accès au plein exercice de la citoyenneté. Par ce dialogue théorie/pratique, nous tenterons d’asseoir les bases d’une réflexion politique cherchant à dépasser les impasses des débats actuels sur l’inclusion dans la citoyenneté et sur son plein exercice.
Revue féministe étudiante FéminÉtudes, vol. 13, 2008
Voici des femmes (tant les auteures que leurs sujets d'études) qui donnent en leur temps et de leur énergie afin de lutter pour obtenir de meilleures conditions de vie et de visibilité des femmes. Elles ont fait le choix libre et éclairé d'assumer le risque d'ébranler les idées reçues. Elles ne sont pas toujours les plus visibles mais, quoi qu'il en soit, elles sont subversives et elles cherchent à tout prix à faire de leur combat un éventuel accès à une réelle prise de conscience sociétable. Et ce, au nom du bien-être et de la liberté des femmes.
Osons donc les lire ... pour mieux les voir. (Isabelle Dumont, comité de rédaction)
Judith Patenaude
Cahiers de l'IREF, no 17
Prix du meilleur mémoire 2006
Concentration en études féministes
Dans les sociétés occidentales, malgré le progrès significatif des droits des femmes, les images culturelles demeurent, encore aujourd’hui, très souvent misogynes. Ces représentations sont d’autant plus pernicieuses qu’elles constituent un produit de l’imagination, voire une abstraction, agissant à un niveau symbolique et affichant ainsi une apparente innocuité. S’imposant par son omniprésence cette phallocratie est si répandue qu’on n’en remarque plus la violence. Cependant, ses conséquences dans la vie des femmes sont, elles, bien réelles.
C’est ce que cherche à dénoncer Nancy Huston dans son roman Histoire d’Omaya, par le biais d’une parodie du roman pornographique Histoire d’O, de Pauline Réage. Nancy Huston s’en prend à la soumission sexuelle des femmes et surtout, à la prégnance de cette représentation dans l’imaginaire collectif. Elle dépeint, dans Histoire d’Omaya, une femme qui, contrairement au personnage de Réage, refuse cette violence qui lui est imposée.
Les différentes marques de la critique de Huston sont donc analysées ici au moyen d’une étude de l’image traditionnelle de la femme dans la pornographie et la littérature érotique et de théories féministes postmodernes sur la parodie. Omniprésent dans le roman, le regard masculin objectivant est également étudié, puisqu’il constitue, au-delà de sa participation à la réification de la protagoniste, un prélude au viol. Enfin, la polyphonie constituante du roman est analysée afin mieux comprendre l’aspect contestataire que revêt cette forme narrative erratique et hérétique.
Mélissa Nader
Cahiers de l'IREF, no 16
Prix du meilleur mémoire 2006
Concentration en études féministes
Le débat sur la suppression des menstruations, présent dans les années 1950, reprend aujourd’hui de la vigueur, en raison de la mise en marché récente de contraceptifs visant l’espacement ou l’interruption des règles.
La présente recherche poursuit trois objectifs : dresser le portrait des positions adoptées par les professionnels de la santé au Québec à l’égard de la suppression des menstruations, analyser les discours sur cette pratique à l’aide des perspectives féministes radicale, individualiste et essentialiste, et évaluer dans quelle mesure cette pratique s’inscrit dans le concept de médicalisation du corps des femmes.
Revue féministe étudiante FéminÉtudes, vol. 12, 2007
Sommaire (PDF)
Ces dernières années, le féminisme a fait l’objet de fortes critiques. C’est dans ce contexte que l’équipe de FéminÉtudes a décidé de se pencher sur les enjeux et défis des féminismes de demain, convaincue que leurs revendications sont toujours d’actualité. Celles et ceux qui ont répondu à l’appel vous offrent des pistes de réflexion sur ce thème par l’intermédiaire de textes variés. Provenant de disciplines diverses (études littéraires, science politique, sociologie, sciences des religions), les auteures et auteurs soulèvent des enjeux qui sont à l’agenda féministe depuis longtemps et d’autres qui s’y sont ajoutés depuis peu. Sont entre autres abordés les droits des femmes, les questions identitaires, les modalités de l’action féministe, la représentativité sociale des femmes en politique, la montée du masculinisme, la pornographie et le VIH-sida. Bref, ce numéro présente un contenu éclectique qui reflète les idéaux, les perspectives, les moyens et les lieux investis par les auteures et auteurs pour faire avancer la lutte féministe.
Marie-Ève Bélanger
Cahiers de l'IREF, no 15
Prix du meilleur mémoire 2005
Concentration en études féministes
Cet ouvrage propose une réflexion sur l’écriture des femmes sur la guerre à travers la mise en parallèle de deux romans dont le thème central est la résistance : Les hommes qui marchent de Malika Mokeddem (1990) et de Iran, les rives du sang, de Fariba Hachtroudi (2000). Puisque ces romans placent l’oppression des femmes à l’avant-plan d’un système guerrier, ils soulèvent des questionnements similaires : Quels liens existent entre toutes les formes d’oppression ? Comment la représentation de femmes résistantes transgresse-t-elle la conception stéréotypée du genre sexuel en vigueur dans les sociétés dépeintes ? En quoi l’expérience spécifique des femmes dans la guerre peut-elle engendrer une autre vision du monde ? Afin de répondre à ces questions, l’auteure fait appel à des théories féministes sur le concept de genre, sur le rapport entre les femmes et la guerre, sur le corps approprié et sur l’espace sexué.
Revue féministe étudiante FéminÉtudes, vol. 11, 2006
Sous le thème « Femmes et militantisme », ce numéro permet de découvrir un éventail intéressant de textes de création, de textes théoriques, de réflexions, d’entrevues et d’arts visuels avec des sujets tels que les pratiques artistiques féministes au Québec, la Marche mondiale des femmes, la lutte féministe en Argentine, les femmes au Rwanda, etc.
Louise Brossard
Cahiers de l'IREF, no 14
Prix du meilleur mémoire 2004
Concentration en études féministes
À la fin des années 1970, des théoriciennes féministes développaient la perspective selon laquelle l'hétérosexualité est une construction sociale traversée par des rapports de pouvoir, notamment, des rapports hiérarchiques entre les sexes. Plutôt que d'y voir la simple expression d'une nature biologique, l'hétérosexualité est considérée sous un angle politique, c'est-à-dire comme un phénomène façonné historiquement par des rapports sociaux.
Notre recherche s'intéressera principalement aux théories de trois auteures féministes, Adrienne Rich, Monique Wittig et Judith Butler, qui ont politisé l'hétérosexualité en articulant, de façon différente, le sexe, la sexualité et les rapports sociaux de sexe. Le choix des auteures mises à l'étude fut guidé, entre autres, par le fait qu'elles sont toutes trois reconnues comme des figures marquantes ayant influencé tantôt le champ des études féministes, lesbiennes et gaies et queer. De plus, leur pensée respective nous intéresse particulièrement pour leur contribution novatrice et heuristique au champ des études féministes. À ce titre, il nous semble important de susciter l'intérêt des mouvements féministes québécois pour les théories développées par ces trois auteures. Plus précisément, nous tenterons de répondre à la question suivante: quelles pistes de réflexion peut-on dégager à partir des théories sur l'hétérosexualité développées par Rich, Wittig et Butler pour questionner et enrichir notre compréhension des rapports sociaux de sexe ?

Julie Brunet
Cahiers de l'IREF, no 13
Prix du meilleur mémoire 2004
Concentration en études féministes
Les années 1990, au Québec, voient l'émergence d'un nombre croissant de productions littéraires signées par des immigrantes de tous horizons. Ignorées par la critique littéraire dite " générale " qui, par ailleurs, tend à occulter la question de la sexuation du discours, ces écritures n'ont encore fait l'objet d'aucune lecture au féminin approfondie. À partir de la problématique du rapport au maternel, pivot de l'identité et des écritures féminines, ce mémoire jette les bases d'une réflexion sur la spécificité des écritures de femmes migrantes au Québec qui, elles aussi, sont travaillées par ce rapport, mais autrement. Plutôt que la relation duelle entre mère et fille qui revient de manière récurrente dans les textes des écrivaines dites " pure laine ", les migrantes proposent un modèle de relations féminines " triangulaire " où la figure grand-maternelle occupe une position centrale et jouit, en outre, d'une autorité narrative étonnante. Histoires de grands-mères explore ces liens intergénérationnels féminins inédits et les moyens textuels utilisés pour les représenter dans trois romans de l'exil : La mémoire de l'eau, de Ying Chen (1992), Le bonheur a la queue glissante, d'Abla Farhoud (1998) et La dot de Sara, de Marie-Célie Agnant (2000). À travers cette lecture qui convie les théories de l'écriture au féminin et de l'écriture migrante, se dessine un passage : de la voix filiale à la voix grand-maternelle, les migrantes réinventent l'histoire du sujet féminin.
Conférence
21 mai 2013 – 14h à 17h
Line Chamberland, professeure au Département de sexologie, était à l'émission Au coeur du monde pour discuter de lutte à l'homophobie le 17 mai 2013
Mélissa Blais, doctorante en sociologie, et Francis Dupuis-Déri, professeur au Département de science politique, en entrevue à la Radio Libertaire de Paris pour l'émission «Femmes Libres», le 15 mai 2013
Louise Vandelac, directrice de l’Institut des sciences de l’environnement, sur les risques des OGM à l’émission « Au cœur du monde » à la radio de Radio-Canada le 14 mai 2013.
Michèle Charpentier, professeure à l’École de travail social, dans La Presse du 8 mai 2013.
Francine Descarries, professeure au Département de sociologie, citée dans l'article «Mère à la maison sans misère» dans La Presse du 1er mai 2013
Le livre Les portes closes de Lori Saint-Martin, professeure au Département d'études littéraires, est commenté dans l'article « Lori Saint-Martin : le couple passé au scalpel », dans Le Devoir du 27-28 avril 2013.
Anouk Bélanger, professeure au Département de sociologie, citée dans La Presse du 22 avril 2013 dans l'article «La téléréalité, vache à lait de la télé»
Berthe Lacharité, coordonnatrice de projets à Relais-femmes, cosignataires d'une lettre intitulée «Réformes de l'assurance-emploi et de l'aide sociale - Des machines à produire pauvreté et sous-citoyenneté», parue dans Le Devoir, 18 avril 2013.
Audrey Gonin, professeure à l’École de travail social, en entrevue dans le journal UQAM du 15 avril 2013 à propos d’un projet de recherche sur les centres d’aide à la grossesse « Dans l'ombre du mouvement pro-vie »