Archives - actualitésLe Mouvement masculiniste au Québec sous la direction de Mélissa Blais et Francis Dupuis-Déri

Mais oui c'est un travail! 
Penser le travail du sexe au-delà de la victimisation

Colette Parent. Chris Bruckert, Patrice Corriveau, Maria Nengeh Mensah, Louise Toupin
Presses de l'Université du Québec, 2010.

La question du travail du sexe fait toujours, aujourd'hui, l'objet de polémiques où le moralisme et les bons sentiments prévalent sur la discussion ouverte. La traite des femmes pour fins de «prostitution» et leur vulnérabilité physique face à la violence et à l'homicide débouchent souvent sur des demandes de répression accrue, et ce sont les travailleuses du sexe qui font les frais de ces discours prohibitionnistes et moralisateurs.

Soucieux de véhiculer auprès d'un large public une vision différente de la «prostitution» dans le respect des travailleuses du sexe et de remettre en question les bases du message néo-abolitionniste qui présente ces dernières essentiellement comme des victimes de souteneurs ou de leur fausse conscience, cinq spécialistes ont entrepris la rédaction collective d'un livre pour démystifier plusieurs préjugés liés au travail du sexe.

Sont abordés dans ce livre original les fondements du débat actuel de la «prostitution» comme travail, les différentes réponses des régimes juridiques, la variété de pratiques et d'expertises mises en œuvre par les femmes elles-mêmes, incluant celles des migrantes illégales, et l'action collective des regroupements qui luttent pour une reconnaissance du travail du sexe.

Mais oui c'est un travail ! invite donc à déconstruire certains mythes et stéréotypes, et à étayer la preuve à l'effet qu'il est non seulement possible de défendre la légitimité du travail du sexe tout en luttant contre la violence, mais que cela est nécessaire.

 


L’intervention féministe d’hier à aujourd’hui. Portrait d’une pratique sociale diversifiée

Sous la direction Christine Corbeil et Isabelle Marchand
Éditions du remue-ménage, 253 pages, 2010

Des intervenantes, universitaires et militantes discutent dans ce livre de leurs approches et perspectives d’intervention selon leurs lieux d’observation ainsi que des enjeux touchant leur pratique. En réitérant le riche potentiel de l’intervention féministe, ce livre témoigne en outre de la vitalité d’une approche sociale diversifiée permettant de soutenir des milliers de femmes aux quatre coins du Québec.


Catholiques, protestantes et juives dans les organisations caritatives au Québec

Sous la direction de Yolande Cohen
Presses de l’Université de Montréal, 253 pages, 2010

Qui prend soin des plus vulnérables ? Sur quelles épaules repose le plus massivement la part altruiste de nos sociétés ? Les femmes ont toujours été au cœur  des traditions de secours aux pauvres, d’accueil des immigrants et des réfugiés, d’aide aux mères et aux enfants. Ces rôles de solidarité, parce qu’associés au foyer et à la religion, leur ont permis d’agir dans une sphère publique qui leur était par ailleurs largement interdite. Dans la première moitié du XXe siècle, l’activité philanthropique organisée a été un moteur essentiel de l’accession des femmes aux pleins droits politiques. Ce livre s’attache à faire l’histoire de trois grandes associations au Québec : la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste, la Young Women’s Christian Association (YWCA) et le National Council of Jewish Women. Yolande Cohen montre que les femmes qui s’y sont engagées ont apporté une contribution majeure et encore largement ignorée à l’élaboration des politiques sociales canadiennes et québécoises.


Luttes, oppressions, rapports sociaux de sexe

Sous la direction de Francine Descarries et Richard Poulin
Nouveaux Cahiers du socialisme, no 4, automne 2010

Les questions de l’oppression et des luttes des femmes de même que des rapports sociaux de sexe dans leur évolution s’avèrent [ainsi] décisives pour élaborer un réel projet d’émancipation humaine. Ce numéro de la revue vise en conséquence, non seulement à apporter une contribution à l’analyse de certains aspects de l’oppression des femmes, de leurs résistances et de leurs luttes, mais aussi à susciter un moment de réflexion théorique et politique afin de poser les bases d’une définition d’un projet global et émancipateur de société.


Quand le « PRINCE CHARMANT » s’invite chez Châtelaine. Analyse de la place des hommes et des discours antiféministes et masculinistes dans un magazine féminin québécois

Sous la direction de Stéphanie Mayer et Francis Dupuis-Déri 
Publié par L'R des centres de femmes du Québec et le Service aux collectivités de l'UQAM, 68 pages, 2010

Projet de recherche initié par L’R des centres de femmes du Québec et réalisé dans le cadre du Protocole UQAM/Relais-femmes du Service aux collectivités. Comité d’encadrement de la recherche : Odile Boisclair, Francis Dupuis-Déri, Stéphanie Mayer, Nicole Boily et Lyne Kurtzman

Cette recherche visait à identifier la place qu’occupent les idées antiféministes et masculinistes dans la presse féminine. Une analyse de corpus au magazineChâtelaine représentant près de 30 % de l’ensemble des numéros publiés depuis sa fondation en 1960 jusqu’en 2009, permet de démontrer que la transformation du contenu en ce qui concerne le féminisme et les hommes correspond à la montée en puissance d’un ressac antiféministe dans les années 1980 et à l’émergence d’un mouvement masculiniste au Québec et ailleurs en Occident durant la même période.


Au-delà du nom. La question du père dans la littérature québécoise actuelle

sous la diection de Lori Saint-Martin

Collection « Nouvelles études québécoises », Presses de l’Université de Montréal, 432 pages, mai 2010


Qu’est-ce, aujourd’hui, qu’un père ? Dans la plupart des sociétés, le père a longtemps incarné une figure d’autorité tantôt rigoureuse, tantôt bienveillante, mais le plus souvent assez lointaine. Le «nom du père» symbolisait toute l’assurance d’une culture fondée sur un ordre patriarcal. Qu’advient-il désormais de cette figure paternelle dans un contexte qui a transformé la famille et redéfini les rapports sociaux entre l’homme et la femme ? Qu’en disent les écrivains contemporains, hommes ou femmes, dans leurs fictions ? En se penchant sur un vaste corpus de textes écrits pour la plupart au cours des vingt dernières années, Lori Saint-Martin fait ici le pari d’explorer tant les voies nouvelles que les impasses suscitées par cette «crise de la paternité». Dans un essai rigoureux mais vivant et accessible, elle montre que loin de s’être éclipsé, le père est présent en force dans la fiction québécoise, sous des formes plus variées que jamais. Il prend aussi la parole pour dire son expérience quotidienne, alors que jusque-là, c’est l’enfant-narrateur qui l’encensait ou le jugeait. «Au-delà du nom» transmis aux enfants par l’état civil et d’un pouvoir parfois abusif, une paternité nouvelle se dessine.
Professeure au Département d’études littéraires de l’UQAM et membre professeure à l’IREF, Lori Saint-Martin a publié deux recueils de nouvelles et plusieurs essais sur la littérature québécoise, dont Le Nom de la Mère. Mères, filles et écriture dans la littérature québécoise au féminin. Avec Paul Gagné, elle a traduit vers le français une cinquantaine de romans et d’essais canadiens-anglais et remporté deux fois le Prix du Gouverneur général.

Renseignements : http://www.pum.umontreal.ca/ca/fiches/978-2-7606-2192-3.html


«Vieilles, et après !»

sous la direction de Michèle Charpentier et Anne Quéniart

Éditions du remue-ménage, 2009

Les préjugés sur les femmes et le vieillissement sont tenaces. Entre le stéréotype de la p’tite madame fragile et dépendante et celui de la supermamie à la jeunesse éternelle et à l’agenda chargé, il y a lieu de reconnaître enfin les multiples visages, parcours et expériences des femmes qui avancent en âge. Engagement social et citoyen, responsabilités familiales, pauvreté, hébergement, soins de santé, image de soi, discrimination sexuelle et hétérosexisme sont parmi les thèmes abordés dans ce collectif.Vieilles, et après! revisite ainsi les idées figées sur les «vieilles», en commençant justement par réhabiliter ce mot qui en dérange plusieurs et en présentant les réalités plurielles qui s’y rattachent.

Des textes de Claudine Attias-Donfut, Line Chamberland, Aline Charles, Michèle Charpentier, Francine Dufort, Laurence Fortin-Pellerin, Catherine Gourd, Amanda Grenier, Émilie Grenon, Tania Navarro Swain, Lise Payette, Simone Pennec, Guilhème Pérodeau, Anne Quéniart, Ruth Rose, Maryse Soulières et Thomas Vannienwenhove. 

Michèle Charpentier est professeure à l’École de travail social de l’Université du Québec à Montréal, spécialisée en gérontologie sociale. Directrice de l’équipe de recherche VIES (Vieillissements, exclusions sociales et solidarités), elle a fait paraître notamment Vieillir en milieu d’hébergement : le regard des résidents (Presse de l’Université du Québec, 2007).

Anne Quéniart est professeure de sociologie de l’Université du Québec à Montréal. Parmi ses publications, mentionnons Apolitiques, les jeunes femmes?, avec Julie Jacques (Remue-ménage, 2004) et L’intergénérationnel. Regards pluridisciplinaires, avec Roch Hurtubise (Presses de l’École des hautes études en santé publique, 2009).


«Le Mouvement masculiniste au Québec»

sous la direction de Mélissa Blais et Francis Dupuis-Déri

Éditions du remue-ménage, 2008

 

Depuis quelques années, l’idée que les hommes vont mal gagne des adeptes. Cette prétendue crise de la masculinité aurait une cause : les femmes, et surtout les féministes, qui domineraient la société québécoise. Des partisans de la «cause des hommes» grimpent sur des ponts pour y déployer des banderoles, lancent des poursuites judiciaires contre des féministes, prennent la parole en commissions parlementaires, publient des livres et multiplient les sites Internet qui attaquent le féminisme. Certains militants vont même jusqu’à harceler les groupes de femmes.
Le présent ouvrage est le premier à documenter le mouvement masculiniste québécois et à démontrer qu’il nuit à l’atteinte de l’égalité entre les hommes et les femmes. Car, malgré le discours largement répandu de «l’égalité-déjà-là», et celui plus agressif du «féminisme-qui-est-allé-trop-loin», force est de constater que le patriarcat est encore bien vivant, même s’il est vrai que les féministes ont fait des avancées importantes, au prix de longues luttes.

Des textes de Janik Bastien Charlebois, Mélissa Blais, Louise Brossard, Francis Dupuis-Déri, Karine Foucault, Mathieu Jobin, Diane Lamoureux, Ève-Marie Lampron, Josianne Lavoie, Émilie St-Pierre et Marie-Ève Surprenant


« Féminin/Masculin. Jeux et transformations »

sous la direction de Lori Saint-Martin 
et Isabelle Boisclair
Revue Voix et Images, printemps 2007, 
vol. XXXII, no 2 (95)

Avec ce numéro, Lori Saint-Martin et Isabelle Boisclair souhaitent contri-buer aux réflexions sur la notion de genre, considérée à la fois comme une pratique discursive, un mode de représentation et une interaction sociale. Tant le travestissement chez Michel Tremblay (par Shawn Huffman), les voix de femme chez les romanciers masculins (par Lori Saint-Martin), le maternage chez Jacques Poulin (par Isabelle Boisclair), l’errance au féminin chez Monique LaRue (par Karin Schwerdtner) que la « confusion des accents » chez Madeleine Ferron, Nadine Bismuth et Guillaume Vigneault (par Lucie Joubert)


Franchir le miroir patriarcal
Pour une théologie des genres

sous la direction de Monique Dumais 
Éditions Fides, 2007

Fruit de la réflexion d’une vingtaine de théologiennes et de théologiens québécois, cet ouvrage invite à franchir le sacro-saint patriarcal et à tenir compte du genre féminin dans la réflexion théologique. «Le concept de genre, écrit Denise Couture, signifie que les savoirs sont situés, que la position de sexe/genre, femme ou homme, importe pour l’énonciation. Il met en question le savoir universel. La première chose que l’approche du genre, l’approche féministe, ou celle des masculinités, nous a fait désapprendre, est, précisément, l’idée d’une position et d’un savoir neutres. Dans le domaine du discours universitaire, voilà une révolution.» L’enjeu n’est pas que théorique, il est éminemment pratique. Il s’agit, comme le note Pierrette Daviau, « de nous éduquer mutuellement sur la différence de l’autre et sur nos interrelations dans des situations de pouvoir, d’influence, d’oppression». Ont collaboré à cet ouvrage, les auteures et auteurs suivants: Marie-Andrée Roy [Sexe, genre et théologie], Denise Couture, Olivette Genest, Alain Gignac, Sylvie Paquette Lessard, Pierrette Daviau, Martine Floret, Jean-Guy Nadeau, Mélany Bisson, Claude Mailloux, Jean Richard, Anne-Marie Chapleau, Nicole Bouchard, Claude Gilbert, Monique Dumais, Hélène Businger-Chassot et Patrick Snyder.


Dialogues sur la troisième vague féministe

Sous la direction de Maria Nengeh Mensah
éditions du remue-ménage, 2005

De plus en plus de jeunes femmes

qui s'identifient volontiers au féminisme, se réclament cependant d'une "troisième vague". Qu'est-ce que cette troisième vague du féminisme ? Est-il pertinent de parler en ces termes ? Quels sont les enjeux, les pratiques et les défis qui sous-tendent cette dénomination ? En quoi cette troisième vague est-elle semblable ou différente de la première ou de la deuxième vague ? Pourquoi consacrer un ouvrage à cette question quand l'humeur est à l'antiféminisme ? Plusieurs interrogations. De nombreux dialogues.

Dialogues sur la troisième vague féministe rassemble des voix qui, chacune à sa manière, propose des pistes de réflexion quant à la nature des changements qui affectent le féminisme québécois. Ces dialogues explorent des thématiques liées au pouvoir, à la sexualité et à l'image du corps, liées à la mondialisation, aux conflits générationnels, au backlash, et à la relation entre la théorie, la pratique et la culture populaire.

Des textes de Elsa Beaulieu, Marie-Josée Béchard, Mélina Bernier, Emilie Cantin, Line Chamberland, Marcelle Dubé, Micheline Dumont, Francis Dupuis-Déri, Diane Lamoureux, Monique Lanoix, Caroline Lebel, Barbara Legault, Maria Nengeh Mensah, Julie Ouellette, Geneviève Pagé, Les Panthères roses, Johanne Paquin, Isabelle Perreault, Candis Steenbergen et Louise Toupin.


Femmes et parlements

Tremblay, Manon (dir.)
éditions du remue-ménage, 2005

Au cours des dernières décennies, la question de la représentation des femmes dans les parlements nationaux a fait l’objet d’une attention grandissante sur la scène internationale. Si les femmes ont peu à peu, au cours du siècle dernier, obtenu le droit de vote et le droit de se présenter aux élections, pourquoi n’occupent-elles aujourd’hui que 15% des sièges dans les parlements du monde, malgré leur poids démographique ? Comment augmenter cette moyenne pour atteindre une représentation équitable ?

Une brochette de spécialistes explorent ces questions, et bien d’autres, dans cet ouvrage qui couvre 37 pays répartis sur les cinq continents.

Afrique du Sud, Allemagne, Australie, Bangladesh, Belgique, Brésil, Canada, Corée du Sud, Danemark, Égypte, Espagne, États-Unis, Finlande, France, Hongrie, Inde, Iran, Islande, Israël, Italie, Japon, Mexique, Norvège, Nouvelle-Zélande, Pakistan, Palestine, Pérou, Pologne, République tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Russie, Rwanda, Sénégal, Suède, Taïwan, Tunisie.

Ce vaste échantillon de pays offre un laboratoire extrêmement riche de diversités. Ils recouvrent un large éventail politique, démographique, socioculturel, économique et religieux, des variables qui ne peuvent être ignorées lorsqu’il s’agit de comprendre la représentation des femmes dans la sphère publique. Chacun des textes s’articule autour de trois principales préoccupations : les droits politiques des femmes et leur présence numérique dans les assemblées législatives, les mobilisations du mouvement des femmes sur le terrain de la politique électorale et parlementaire, et une réflexion sur les changements apportés par les femmes en politique.


Apolitiques, les jeunes femmes?

Jacques, Julie et Quéniart, Anne 
éditions du remue-ménage, 2004

Qu’en est-il à l’heure actuelle de l’engagement politique des jeunes? L’image qui domine dans les médias, celle d'une jeunesse apolitique, voire cynique, est-elle représentative? Au terme d’une enquête menée auprès d’une trentaine de militantes âgées de 18 à 30 ans, Anne Quéniart et Julie Jacques soulignent que le consensus sur la dépolitisation de la jeunesse n’est pas si évident. Au contraire, même! Les jeunes femmes qu’elles ont rencontrées sont engagées politiquement, elles ont des convictions profondes, elles croient au changement et veulent en être partie prenante. Cet ouvrage trace un portrait des pratiques d’engagement de ces militantes au sein de partis politiques, d’un regroupement féministe et de divers groupes du milieu communautaire québécois, qu’il s’agisse de la défense des droits des exclus, des jeunes ou de l’environnement ou encore de la lutte altermondialiste. Les auteures nous font découvrir, récits de vie à l’appui, une image très différente de celle d’une jeunesse s’intéressant peu à la chose publique. Loin d’être l'exception, ces militantes disent ressembler à beaucoup de jeunes d'aujourd'hui, qui ont “le goût de faire des choses”, de s'impliquer mais à qui “il faut faire une place”.

Professeure au département de sociologie de l’Université du Québec à Montréal, Anne Quéniart mène des recherches dans le domaine de la famille, s’intéressant entre autres aux transformations des rôles parentaux. Elle travaille également sur la question des pratiques d’engagement social et politique des femmes. Elle a dirigé de nombreuses publications, dont Le corps paradoxal (1988) etFemmes et engagement (2003)

Julie Jacques est titulaire d’une maîtrise en sociologie à l'Université du Québec à Montréal. Son mémoire de maîtrise, L'engagement politique des jeunes Québécoises : le cas des militantes du Parti québécois et du Parti libéral du Québec, lui a valu, en 2003, le prix Jean-Charles-Bonenfant de l'Assemblée nationale du gouvernement du Québec. Elle poursuit actuellement ses études de doctorat en sociologie et s'intéresse toujours au militantisme chez les jeunes.


Ni vues ni connues ?

Mensah, Maria Nengeh 
éditions du remue-ménage, 2003

Les femmes séropositives sont à peu près absentes du discours sur le VIH; elles sont exclues des réseaux de soutien social et de traitement, en plus d’être pratiquement invisibles dans les médias. De plus, leur rare présence médiatique est largement stéréotypée.

Maria Nengeh Mensah s’est penchée sur la question de la visibilité des femmes séropositives dans les médias québécois. Dans le présent ouvrage, elle passe en revue la presse spécialisée et les médias de masse pour démontrer de quelle manière les femmes sont sous-représentées, et pourquoi il importe qu’elles obtiennent une présence plus soutenue.

Selon l’auteure, on faciliterait le repérage de la maladie si les femmes étaient plus présentes sur les tribunes publiques et qu’elles étaient représentées dans leur réelle diversité (mères, jeunes filles, victimes d’une transfusion, infectées par un conjoint, originaires d’un pays où la maladie est endémique, contaminées par une seringue souillée, etc.). L’ouvrage accorde d’ailleurs une place importante aux témoignages de femmes atteintes par la maladie.

Maria Nengeh Mensah est professeure en intervention sociale à l’Université du Québec à Montréal. Elle a publié de nombreux articles et documents sur le sida.


Pensée féministe au Québec, La

Dumont, Micheline et Toupin, Louise 
éditions du remue-ménage, 2003

Le féminisme n’a pas vu le jour avec les années 1960, loin de là. Au Québec, comme ailleurs dans le monde, de nombreux combats ont été menés dès le début du XXe siècle par des femmes d’avant-garde bien décidées à faire valoir les droits de l’autre moitié de la population. Micheline Dumont et Louise Toupin ont choisi de faire appel directement aux textes des militantes (archives diverses, articles de journaux, mémoires, conférences), en les regroupant par périodes et par thématiques. Des textes signés par des femmes très connues, comme Marie Gérin-Lajoie ou Thérèse Casgrain, et par d’autres qui sont restées dans l’ombre, illustrent ainsi l’évolution de la pensée féministe dans de nombreux domaines, parmi lesquels l'accès à l’éducation, au travail, à la contraception, les luttes contre la discrimination, contre la violence, la recherche d’autonomie.

Cette anthologie comble un certain vide historique et corrige des perceptions erronées tout en mettant en relief la continuité et l’ampleur du mouvement féministe.

Pionnière des recherches en histoire des femmes au Québec, Micheline Dumont a enseigné l’histoire à l’Université de Sherbrooke. Membre du Collectif Clio, elle a publié L’Histoire des femmes au Québec depuis quatre siècles.Aux Éditions du remue-ménage, elle a récemment fait paraître Découvrir la mémoire des femmes.

Militante du Front de libération des femmes du Québec (1969-1971), Louise Toupin est chargée de cours en études féministes et chercheuse indépendante. Avec Véronique O’Leary, elle a publié Québécoises deboutte !, une anthologie de textes des premiers groupes féministes des années 1970, aux Éditions du remue-ménage, dont elle est cofondatrice.


Espaces et temps de la maternité

Corbeil, Christine sous la direction de Descarries, Francine 
éditions du remue-ménage, 2002

Ce collectif fait le point sur l’évolution de la pensée féministe, depuis les années 1970, à l’égard des multiples facettes de la maternité. Une vingtaine d’auteures, issues de disciplines variées, se penchent sur les impacts et les enjeux de cette réalité au plan individuel et collectif. C’est un véritable tour d’horizon qui est proposé ici : construction sociale de la maternité, contrôle de la fécondité, questions de santé et de reproduction, monoparentalité, grossesse à l’adolescence, mères immigrantes, transformation des rôles parentaux, maternité lesbienne, prise en charge des proches dépendants, articulation famille-travail…

Des textes de Denyse Baillargeon, Martin Blais, Nicole Bouchard, Johanne Charbonneau, Christine Corbeil, Renée B.-Dandurand, Geneviève Daudelin, Maria De Koninck, Christine Delphy, Catherine des Rivières-Pigeon, Francine Descarries, Louise Desmarais, Claude Gilbert, Romaine Malenfant, Hélène Manseau, Tania Navarro Swain, Anne Quéniart, Lilyane Rachédi, Nathalie Ricard, Lori Saint-Martin, Marie-Blanche Tahon, Marielle Tremblay, Louise Vandelac et Michèle Vatz Laaroussi.


Lectures du genre

sous la direction de Boisclair, Isabelle
éditions du remue-ménage, 2002

Qu’en est-il du masculin et du féminin dans la production littéraire contemporaine ? Que permettent d’apprendre sur les textes du passé les hypothèses actuelles quant au caractère culturel du dispositif de la différence des sexes ? Autant de questions qui peuvent être soulevées au moment d’interroger les textes, en recourant aux notions de détermination et d’indétermination, de brouillage et de glissement du genre, qui sont reliées de près à celle de l’identité sexuelle. Chaque texte littéraire recèle une vision du genre sexuel et constitue à ce titre un lieu de médiation où il est possible de reproduire ce dispositif ou de le subvertir. Aborder la question du genre vient ouvrir, en quelque sorte, celle du féminin et poser, à ses côtés, celle du masculin, et, plus globalement, celle de la division du monde.

Des textes d’Isabelle Boisclair, Martine Delvaux, Sandrina Joseph, Lucie Joubert, Louise-L. Larivière, Evelyne Ledoux-Beaugrand, Sylvie Mongeon, Sylvie Pelletier, Élise Salaün.


Santé des travailleuses, La

Messing, Karen
éditions du remue-ménage, 2000

Ce livre est le fruit des recherches que Karen Messing poursuit depuis plus de vingt ans dans le domaine de la santé au travail. Sa réflexion porte plus particulièrement sur les résistances de la culture scientifique à saisir les aspects «invisibles» du travail dans le secteur des services, souvent effectué par des femmes. En examinant les conditions de travail des caissières, secrétaires, serveuses, infirmières, travailleuses d'usine, téléphonistes, préposées à l'entretien, Karen Messing met en question la division sexuelle du monde du travail et les préjugés qui freinent le débat sur la santé des travailleuses.

« C'est à la lecture d'un texte étayé de réflexions critiques, illustré de nombreux exemples concrets, de témoignages des premières concernées et de données statistiques et ponctué d'anecdotes personnelles que nous invite Messing. Au terme de cette lecture qui instruit et fait refléchir tout à la fois, on en sait davantage sur les conditions de travail des femmes, sur leurs effets sur la santé de ces dernières et un peu plus sur les pourquoi des lacunes qu'affichent les connaissances dans le domaine. Face au tableau brossé par l'auteure, qui oserait encore prétendre que la santé des femmes au travail n'est pas une question prioritaire. » - Maria de Koninck (préface)

« Le livre de Karen Messing est un des plus importants ouvrages parus dans le domaine de la santé et sécurité au travail au cours de la dernière moitié du XXe siècle. » - Claire Williams, Work, Employment and Society.

Karen Messing est professeure au département de sciences biologiques de l'Université du Québec à Montréal. Spécialiste de réputation internationale dans le domaine de la santé des femmes, elle a collaboré à de nombreuses recherches en ergonomie pour divers organismes nationaux et internationaux. Elle travaille au Centre pour l'étude des interactions biologiques entre la santé et l'environnement (CINBIOSE) de l'UQAM, un centre de recherche qu'elle a contribué à mettre sur pied et qu'elle a présidé pendant plusieurs années.


Garde partagée, La

Côté, Denyse
éditions du remue-ménage, 2000

Les enfants de parents séparés devraient-ils être normalement élevés par leur père et leur mère ? Les mères qui refusent cette solution font-elles obstacle au sain développement de leur enfant ? La garde partagée devrait-elle être obligatoire ?

Dans cet ouvrage, Denyse Côté démontre qu'il existe une marge entre le modèle et la réalité de la garde partagée, marge qu'il faut saisir pour s'assurer que les politiques en matière de garde n'instaurent de nouvelles modalités discriminatoires.

Denyse Côté est professeure en travail social à l'Université du Québec à Hull. Ayant vécu elle-même une garde partagée pendant dix ans, elle en a fait le sujet de sa thèse de doctorat en sociologie (Université de Montréal). Elle a codirigé la publication du livre Du local au planétaire (Remue-ménage 1995).


Malaise identitaire

sous la direction de de Sève, Micheline, Maillé, Chantal et Lamoureux, Diane
éditions du remue-ménage, 1999

Est-ce que l'idée de la souveraineté du Québec est toujours défendable d'un point de vue féministe ? À l'heure où l'identité devient un projet de plus en plus personnalisé et fluide, quel sens peut prendre l'appartenance communautaire ? Les textes réunis ici visent à relancer le débat critique au Québec en questionnant les entrelacements du nationalisme et du féminisme.

Des textes de Micheline de Sève, Anne-Marie Fortier, Diane Lamoureux, Chantal Maillé, Katherine Roberts, Sherry Simon et Marie-Blanche Tahon.


Des femmes au parlement : une stratégie féministe?

Tremblay, Manon
éditions du remue-ménage, 1999

Vaut-il la peine d'élire plus de femmes en politique? Oui, selon Manon Tremblay, qui prend clairement position en faveur de l'élection de femmes, à condition qu'elles soient féministes, tout en se demandant dans quelle mesure on peut s'attendre à ce que leur présence transforme ce monde masculin qu'est la politique. À partir de témoignages de femmes députées, elle analyse la capacité d'action des politiciennes en faveur des femmes.

" Une mine de renseignements sur la représentation politique des femmes, les diverses conceptions du rôle que les femmes doivent jouer dans l'arène politique, les moyens à leur disposition, les obstacles qu'elles rencontrent. Et, bien sûr, l'étude de cette question centrale : Les femmes peuvent-elles changer la politique, influencer les choix, défendre d'autres priorités ? " — Lise Lachance, Le Soleil

Manon Tremblay est professeure agrégée de science politique à l'Université d'Ottawa. Elle a publié entre autres Que font-elles en politique ? en collaboration avec Réjean Pelletier aux Presses de l'Université Laval en 1995 et codirigé avec Caroline Andrew Femmes et représentation politique au Québec et au Canada, paru aux Éditions du remue-ménage en 1997.


Femmes et représentation politique au Québec et au Canada

Sous la direction de Andrew, Caroline et Tremblay, Manon
éditions du remue-ménage, 1997


Mémoires lesbiennes

Chamberland, Line 
éditions du remue-ménage, 1996

Line Chamberland retrace la vie de femmes qui ont eu le courage de leurs amours à une époque où la condamnation sociale du lesbianisme était unanime.

À partir de nombreux témoignages, l'auteure démontre de quelle façon s'exerçait le contrôle social du lesbianisme, quel rôle jouait la famille et comment diverses instances comme les institutions religieuses, l'appareil judiciaire et les autorités psychomédicales veillaient à ce que ces femmes se conforment aux diktats, les poussant parfois à la marginalité ou les obligeant à adopter diverses stratégies de dissimulation.


Militer au féminin

en collaboration avec Bernard, André
Tardy, Évelyne
éditions du remue-ménage, 1995

Au Québec, des milliers de femmes consacrent temps et argent au militantisme dans des organisations vouées à la cause des femmes. Qui sont ces femmes ? Pourquoi militent-elles ? Comment voient-elles et abordent-elles les rapports de pouvoir inhérents au militantisme ? Militer au féminin est le résultat d'une vaste enquête auprès de 428 membres de la FFQ et des organismes qui lui sont affiliés.


Ces femmes qui ont bâti Montréal

Darsigny, Maryse, Descarries, Françine, Kurtzman, Lyne et Tardy, Évelyne 
éditions du remue-ménage, 1994

Plus de 350 chroniques et illustrations, couvrant l'histoire de Montréal depuis sa fondation, répertoriant des réalisations dans tous les secteurs d'activités, des synthèses et des repères chronologiques précieux sous la plume alerte de plus de 150 collaboratrices: journalistes, historiennes, militantes féministes, chercheures, étudiantes, écrivaines...

Chronologie de l'histoire des femmes à Montréal 
Index des personnalités et organismes sujets de chroniques


Travail et soins aux proches dépendants

Guberman, Nancy, Maheu, Pierre et Maillé, Chantal 
éditions du remue-ménage, 1993

Les personnes qui assument la prise en charge d'un adulte dépendant tout en occupant un travail salarié sont confrontées à un emploi du temps qui relève du tour de force : ce livre, écrit par les auteur-e-s de Et si l'amour ne suffisait pas..., trace un portrait détaillé des diverses tâches qu'elles doivent accomplir et démontre comment elles arrivent à tout mener de front. En outre, il examine les différentes expériences menées dans certaines entreprises qui ont implanté des programmes d'aide aux employés vivant une telle situation, aux États-Unis et au Canada.


Droits des femme en France et au Québec, 1940-1990

Sineau, Mariette et Tardy, Évelyne
éditions du remue-ménage, 1993

L'évolution des droits civils des femmes aura été d'une lenteur historique remarquable ! Il faudra attendre le XXe siècle pour que s'inscrivent noir sur blanc certains de leurs droits les plus fondamentaux. Les auteures s'intéressent spécifiquement aux gains légaux des Françaises et des Québécoises et mettent en parallèle le combat des unes et des autres ainsi que les contextes sociopolitiques et religieux qui ont favorisé ou retardé leur réalisation.

Diffusion d’un commentaire sur Doris Lessing par Lori Saint-Martin – Canal Savoir – 19-24 août 2013

Lori Saint-Martin, professeure au Département d'études littéraires, fait un retour sur l'entretien avec l'écrivaine britannique Doris Lessing, l'un des épisodes d'Apostrophe faisant l'objet d'une rediffusion commentée sur Canal Savoir. Prochaines diffusions les 19, 20, 22 et 24 août 2013.

Archives

Yolande Cohen, professeure au Département d’histoire, signe : « Mort de Clément Méric - Un spectre d’extrême droite revient hanter la classe politique française » dans Le Devoir du 17 juin 2013

Denyse Côté, professeure à l’Université du Québec en Outaouais et professeure associée à l’IREF, invitée à commenter à propos du mouvement Les Antigones, à l’émission "Dessine-moi un dimanche", à la première chaîne de Radio-Canada, 16 juin 2013 (8h43)

Louise Cossette, professeure au Département de psychologie, est mentionnée dans l’article "Un peu de science dans votre été" à propos du livre Cerveau, hormones et sexe (Le Devoir, 15 juin 2013) 

Martine Delvaux, professeure au Département d’études littéraires, invitée à l’émission littéraire "Air libre", Web télé pour l’art et la littérature, pour tracer le portrait du roman d’amour dans la littérature québécoise, 11 juin 2013

 

Francis Dupuis-Déri, professeur au Département de science politique, en entrevue pour « Les leçons du printemps érable » à la Première Chaîne de Radio-Canada le 8 juin 2013

Marie-Ève Gauvin, agente de recherche, citée dans cet article du Journal de Montréal du 8 juin 2013 sur la cause des travailleuses du sexe

Martine Delvaux, professeure au Département d'études littéraires, signe le texte « La réplique > Les femmes à Cannes - Ozon et la prostitution » dans Le Devoir du 30 mai 2013

Catherine Trudelle, professeure au Département de géographie, citée dans « Géographe, un métier méconnu » dans La Presse du 27 mai 2013

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